mardi 11 mars 2014

10 mars et au-delà : Cambodia

Après 19 jours en Malaisie, c'est 7 semaines, une cinquantaine de jours que nous avons passés en Thaïlande.
Je n'ai pas le compteur sous la main, mais je crois que l'on a pédalé 1400km en Thaïlande.
Après 10 semaines de vélos, on retourne à une conduite à droite. La réacclimatation devrait être rapide, même qui d'emblée ça ne semble pas si simple, vue que la circulation à notre 1ère ville-étape à 5km de la frontière est un peu anarchique : stationnement de dizaines de camions thaïs des 2 cotés de la route, et manoeuvres pour les décharger. Ce sont les camions bachés que l'on a eu sur la route 33 en Thaïlande, et ils sont chargés de sacs de ciments. Apparement ils s'arrêtent tous ici, espérons que le ciment ne reparte pas aussitôt sur notre route dans des camions cambodgiens.
Au premier abord, l'alphabet khmer a l'air aussi compliqué que le thaï, mais il y a plus d'anglais écrit, et possiblement un peu de français parlé.
Au niveau de la complexité, il y a la monnaie... Dès que la somme à payer est élevée (genre 1 dollar US)  ça se paye en $ et plus en riels cambodgiens. Et, j'espère que c'est une particularité de ville à 5km de la frontière, les prix sont affichés en baths (thaïs). Exemple concret : j'ai fait des courses pour le goûter, on m'annonce 160 baths, je donne un billet de 10$, et on me rend 20200 riels ! On avait l'habitude de bien vérifier la monnaie, mais là il faut être rapide et bon en calcul mental. Au bureau de change j'ai eu 1$ pour 32.5baths, 122 riels pour un bath, et donc dans les 4000 riels pour 1$. Le plus dur semblant être d'obtenir des petites coupures en dollars, et de ne pas accumuler les petites coupures en riels. Je pense que les prix sont faits en $, puis x4000 en cas de paiement en riels, notre repas du soir (simple) à été annoncé à 3$, on m'a donc rendu 8000 sur mes 20000. L'hotel (bien miteux) de ce soir est à 5$, mais j'ai eu droit à la monnaie en dollars sur mon billet de 10.
Les prix restent très bas, mais l'utilisation primaire du $, sans pièces, fait des bas prix avec peu de gradation, si c'est plus qu'1$ , c'est 2; si c'est pas 2, c'est 3$. Pour nous qui avons négocié à bangkok parfois avec 4 chauffeurs de suite pour avoir le prix qui nous semblait juste pour la course à 10baths près, c'est plus du tout pareil... M'enfin, une fois les conversions savantes faites, on n'a jamais payé moins de 10,5$ pour une nuit en Thaïlande, donc même si dans cet hôtel on ne s'assiera pas sur les toilettes et on se douchera ... ailleurs... , 5$ restent peu cher.

10 mars - Pratchantakhan - Cambodge

C'est en train que nous rejoindrons la ville frontière Thaï Ayunprapeth, les 150km manquant pour la rejoindre ne semblant présenter grand intérêt et la route 33, au fur et à mesure des jonctions, honore son sigle AH1, Asian (ou ASEAN) Highway, donc pas drôle/intéressant/sûr pour nous.
Nous étions passés à la gare en arrivant en ville hier midi (après s'en être fait indiquer la direction par une pharmacienne (corporation dans laquelle on constate de bons rudiments d'anglais, mieux que le café 10m plus haut, ou même le mime d'un train par Alice, tchoutchous à l'appui n'a rien évoqué... Certains voyageurs emportent des imagiers, une idée à creuser...). C'est le train de 9h15 qui a le fourgon à marchandises, avec une grande porte cette fois, le matériel devrait prendre moins de coups à la montée et descente.
Le trajet, sans histoire est quand même long, la vitesse de pointe du train relevée au gps est de 52km/h, et il y a de nombreuses ''gares'' desservies, certaines n'ayant qu'un quai en herbe.
La gare d'arrivée est à 7km de la frontière et une légion de tuk-tuk attend à l'arrivée du train pour conduite les piétons jusqu'à la porte du Cambodge.
La zone frontière est peuplée de son lot de ''travailleurs frontaliers'', qui font des aller/retours avec des charrettes à bras, de 10 à 15m3 pour les plus costauds, chargées de toutes sortent de choses (dans notre sens, plutôt vide dans l'autre).
Malgré les indications de voyageurs-ayant-l-air-aguerri-et-prodiguant-leurs-conseils dans la file d'attente pour obtenir le tampon de sortie thaï, nous poussons jusqu'au bout du chemin pour faire le visa cambodgien, donc après la sortie de Thaïlande, auprès des autorités officielles. Le visa est obtenu en 10 minutes, payé 900 baths, plus cher que les 20$ 'officiels', mais on n'avait pas de photos, et c'est toujours moins que les 1200 baths du ''bon plan'' des aguerris sus-mentionnés. Après le visa, c'est le passage de l'immigration, un peu long, mais de nouveau sans difficultés. Au final, nous n'aurons pas eu cette impression d'arnaque à tout va pour laquelle la frontière est réputée.

11 mars Poipet - Sisophon

Levés à 5h30, partis à 6h30, c'est notre départ le plus matinal !
Il fait 24°, on a un petit vent de dos (je contredis donc l'adage cycliste : Soit le vent est de face, soit il n'y en a pas), et on est en forme. Tout ça nous mène à notre destination du jour Sisophon, à 40 km, à 8h35... La guesthouse repérée a de la place et peut nous la préparer rapidement. Nous allons donc reprendre un petit déjeuner un peu plus loin en ville avant de revenir se reposer.

195 kg, sans l'eau

C'est mon poids roulant. Tous pleins faits, avec les courses journalières et l'eau, ça fait 200kg. En retirant mon poids (mesuré à 77kg avant-hier, soit -6kg en 2 mois), ça fait 123 kg à faire avancer, et 4 roues. Jusqu'à présent la structure du vélo ne semble pas montrer de faiblesse, chapeau M Rockrider 500 !
Même mesure faite, le vélo chargé  d'Alice pèse environ 50 kg.
Notre passage à la pesée a beaucoup amusé le marchand de bois et ses clients/ouvriers (on doit être sur leur mur facebook à l'heure qu'il est...)

vendredi 7 mars 2014

L'Electronique, c'est pas automatique

Petit moment d'angoisse, le.kindle.d'Alice ne s'allumait plus, mais en fait c'est un bug connu, s'il se décharge à fond (ce qu'il fait plutôt vite d'ailleurs, ou.sont les 10000 pages d'autonomie ?), il arrive de.devoir le réinitialiser en restant appuyé 25 secondes (et on ne rien si ce n'est la page dans le livre en cours). Ouf.
Coté électronique, ce n'est pas folichon par contre pour mon vieux téléphone qui est l'outil premier de ce blog, le bouton d'allumage est capriceux, et il m'arrive d'avoir à mettre 5 minutes à le rallumer.
Après avoir songé à le remplacer par un autre téléphone plus grand à Bangkok, je me suis rabattu sur une tablette 7 pouces  siglée galaxy tab 3 pour le fun, pour 40€. Je l'ai testé chez un vendeur, on y a installé blogger, puis j'ai continué mon tour et l'ai acheté ailleurs. Seul problème une fois rentré, blogger n'est pas compatible avec celle-là... Ceci-dit, après 2 semaines le wifi ne veut plus s'activer, et le son ne fonctionne plus... 40 euros, ça finit par faire cher pour une brique... Heureusement il y a Angry Birds dans la souche... Peut-être un Note d'occase à Phnomh Penh  faudra voir les prix.

05 mars Pathum Thani - Ayuthaya - Les temples - Photos

Pathum Thani n'avait pas grand intérêt, c'était juste une étape vers Ayuthaya, ancienne capitale de l'empire de Siam.
Il y a de très belles ruines de temples.
La ville est plate et toutes les guesthouses, laveries et épiceries louent des vélos aux touristes pour faire la tournée des temples.

04 mars Bangkok - Pathum Thani

Il y a beaucoup de retard dans le blog, alors je vais poster des articles courts...
Pour réellement sortir de Bangkok, depuis le centre-ville, cela prend 35 km. Nous sommes parti assez tard, our sortir de la ville, départ tardif, pour bénéficier de la chaleur et de la circulation (qui apporte aussi la chaleur des échappements... avec les tuyaux d'échappement à hauteur de narine, on peut repérer les véhicules qui roulent au GPL, mais ils ne sont pas nombreux malheureusement...

07 mars Ayuthaya - Nong Khae

Cette fois, la direction n'est plus au nord, mais vers l'est. Le départ est à 7h15, mais vers l'est, nous avons le soleil de face. Il y a également un peu de vent, de face aussi, qui nous accompagne tout le trajet.
A mi-chemin, lors de notre pause fraîcheur, notre désarroi est grand devant la machine à Slurpee™ en maintenance...
Nong Khae est une ville plutôt grande, mais nous trouvons difficilement le seul hotel, miteux, de la ville. Le balcon est colonisé par les pigeons et la chambre a une odeur de volière... On laissera,la porte bien verrouillée pour éviter la grippe aviaire... Bonne nouvelle, notre antimoustique est efficace aussi contre les punaises et tiques....

jeudi 27 février 2014

27 fev. Direction Bangkok

La route est longue jusqu'à Bangkok, pas forcément agréable, et si l'on ne veut pas avoir à prolonger le visa thaï il faut avancer un peu.
Nous prenons le train, 112bahts pour 2 adultes, 330 pour les vélos et la remorque. Ca fait cher pour les vélos, ce devait 90/vélos, mais la remorque aussi, et un +60bahts, que le mime du préposé m'indique être le prix de la manutention.
Bien que l'horaire ait été choisi pour sa possibilité de charger les vélos, nous avons droit à une demi-heure de suspense, rentrera, rentrera pas ?
Le coût de la manutention doit être lié au fait que le wagon à marchandise est un wagon normal désossé, et que tout est chargé par les fenêtres...
Un peu d'animation dans le train, beaucoup de vendeurs de nourriture et boisons, à peu près autant de choix que dans un marché (fruits, plats de riz, poulet frit...)
Le trajet doit durer 6h, pour 280 km (oui, l'express ne prend pas de bagages, là c'est le tarif lent) avec 40 min de retard au départ (transformées en 1h15 à l'arrivée), on a donc prévu nous provisions, on ne rachètera que des boissons et du pomelos chinois tout épluché.
A un des multiples arrêt, le wagon s'anime et tout le monde regarde à gauche, pour voir les singes, et il y a un vendeur de banane à leur jeter.
A une heure de l'arrivée, un employé passe un coup de balai, pour ramasser  toutce qui se jette par terre (papiers, bouteilles vides, épluchures...), et au bout du wagon, hop, tout par la porte !
A l'arrivée, on rassemble les affaires, remonte la remorque (qui a fait le voyage sur le dos et présente de belles marques d'abrasion sur la toile) et c'est parti pour la jungle urbaine !
La circulation dans Bangkok est un brin compliquée, on est arrivé dans une gare (un peu) excentrée, beaucoup de travaux, certains grands boulevards fermés par le 'Shutdown Bangkok', ainsi que la présence de la rivière et ses khlongs justifie l'utilisation du gps comme carte routière.
On s'oriente comme on peut, jusqu'à ce que, dans une zone de travaux, je sente un coup de frein à la remorque, un grand choc et PAF du gauche ! Une roue de la remorque s'est glissée entre 2 plaques métalliques, et arrivée au.bouts d'icelles, n'est pas remontée. Le choc a fait taper la tête des enfants (qui dormaient, le trafic de Bangkok les a bercé) contre l'armature avant de la remorque, pleurs et tout... On soulève les rubalises, on investit le chantier pour passer à la réparation. Il est 18h15, la nuit va rapidement tomber, on est crevés (nous aussi) et on n'a pas encore d'hôtel.
Là, c'est le moment de remaudire Chariot et son débile 18pouces, et sa communication défaillante, ce n'est qu'à la réception que l'on fut sûr de la dimension, les descriptifs hésitants entre 18 et 20. Je me maudis aussi de ne pas avoir commander des chambres à air en express avant le départ.
Après démontage  je remaudis tout le monde : 4 trous, autour de la valve ! 3 rustines plus tard, je n'y crois guère, et au regonflage, le sinistre ssssssst me donne raison.
Bon, on va rouler comme cà... 2.5 km plus loin, c'est l'hotel, qui à de la place et une piscine,on verra demain pour cette roue.

23-27 fev. Prachuap Kiri Khan - 20 photos + vidéo

La ville est très sympa et pas chère, on commence par prendre 2 nuits. Durant la recherche d'hotels, nous avons été abordé par un blanc à vélo (qui se révèle être norvégien, lui, pas le vélo, qui est un VTT Trek). C'est aussi un cyclo-voyageur, on comprend qu'il a fait quelques trajets dans le genre du notre, mais à grande vitesse, en vélo de cyclo-cross avec juste une Extrawheel™, 150 à 200km par jour... Alors, le Cambodge ? ''Hard, tough'' et le Vietnam ? ''Heavy dangerous traffic''. Cool....
Bon, on prendra des décisions plus tard, pour le moment on profite de Prachuap.
La ''Travel and RedCross fair'' est en cours, avec marché nocturne, animations et concerts.
Singularité, personne sur les plages de la ville, et en fait celles-ci disparaissent à marée haute. On ira donc comme tout le monde (très peu) 3km plus loin, après la base aérienne. La route passe dedans et il faut signer au passage. On traverse aussi les pistes, ce qui n'est pas commun à vélo... La plage est très sympa, on peut y louer table et transats pour picniquer ou comment à manger et boire de l'autre coté de la route. Tout cela est très surdimensionné pour la fréquentation que l'on constate, mais c'est sûrement très prisé par les Thaïs le week-end.
Comme la plupart du temps, il y a un temple sur la colline locale, qui offre un très beau panorama à 360° une fois les 396 marches gravies. Le temple est en fait en bas, le haut c'est pour la déco. à la redescente, on a un diplôme délivré par la croix rouge, le bonze en chef et le chef du tourisme local. Comme souvent (toujours?) Les abords du temple sont peuplés de singes qui jouent et se baignent dans le bassin-canal.
Parmi les animations, on a assisté à un ''match'' de Lot Huang, qui est une variante de démonstration du Sepak Takraw. Google est votre allié ou je développe ? (de mon côté il a fallu trouver les bons mots-clés pour arriver au nom du sport)
Le sepak takraw est un footvolley en 3x3 sur un terrain comme de badminton, et joué avec une balle un peu plus petite qu'au handball, mais en rotin ou en fils de nylon tressé. On avait très souvent vu dans les rues ou terrains vagues ce genre de terrain mais toujours déserts, et des balles comme ça dans beaucoup de boutiques, ce ne devait pas être le moment de jouer car le sport est parait-il très populaire dans toute la Malaisie, Thaïlande et Myanmar. Le Lot Huang en est la variante basket en contre la montre. 1 équipe de 7 joueurs en cercle, 30 minutes pour marquer le maximum de points dans le panier à 7m du sol. Le panier est constitué de 3 anneaux de couleurs, appuyés comme une pyramide. Les paniers valent 10 à 30 points selon la technique de frappe utilisée. Frappe possible du pied, tête, épaule et coude. Les  coups les plus impressionnants sont ceux du coude, comme donnés dans le plexus d'un individu derrière soi, mais pour envoyer une balle dure à 7m de haut. Impressionnant de dexterité et d'élégance par un des joueurs, le coup du talon dans le dos, en faisant passer la balle au travers des bras joints dans le dos.